Éléments facilitant la référence

 
Tenir compte des craintes et partager les informations pertinentes

Plusieurs personnes ont des appréhensions à formuler une demande d’aide à un organisme spécialisé en violence conjugale et familiale : 

  • peur d’être jugées, dénigrées, étiquetées 
  • doutes quant à leur capacité à s’engager et à en tirer pleinement profit 

 

Elles peuvent avoir besoin d’être rassurées en ce qui a trait :
  • au type d’accueil qu’elles recevront 
  • aux délais 
  • aux modalités de participation (dont les coûts) 
  • à la confidentialité 

 

Elles peuvent également tirer profit d’informations générales concernant l’appréciation des services, par les personnes qui ont participé au même type de programme.

 

Selon la recherche de Rinfret-Raynor et al. (2001), les principaux gains rapportés par les participants étaient :
  • Prise de conscience de leur problème de violence 
  • Capacité à contrôler leur colère 
  • Acquisition de stratégies pour cesser d’user de violence 
  • Apprendre à mieux communiquer 
  • S’affirment davantage, sans agressivité 
  • Cessent de ruminer les conflits 
  • Amélioration des relations avec l’entourage en général 

 

Dans la recherche de Lindsay et al. (2006), il apparaissait que les facteurs d’aide suivants avaient été le plus été appréciés par les participants :
  • connaissance de soi 
  • partage d’information et universalité 
  • développement d’un sentiment d’espoir 
  • sentiment d’être accepté, traité de façon respectueuse 
  • confidentialité 

 

S’appuyer sur la motivation de la personne

Les personnes s’adressant aux organismes d’aide aux conjoints ayant des comportements violents disent généralement être motivées par le désir de répondre aux besoins suivants : 

  • faire le point sur leur situation 
  • apprendre à mieux se connaître 
  • reprendre espoir 
  • obtenir du support, une oreille attentive et des conseils avisés 
  • surmonter la crise 
  • mieux faire face au stress et aux situations difficiles 
  • améliorer la qualité de leur relation de couple 
  • éviter de blesser ceux et celles qu’ils aiment 
  • contrôler leur colère 
  • rompre le cycle de la transmission intergénérationnelle 
  • cesser d’avoir parfois peur d’elles-mêmes 
  • éviter les sanctions criminelles ou l’intervention de la DPJ